Moi


Bonjour, je me nomme Moïse DADZIE. Je vis à Sotouboua, une petite localité situé au centre du Togo, mon pays ; mon beau pays. J'ai 15 ans et je suis l'avant benjamin d'une famille de quatre enfants. Je suis en classe de Première Scientifique et je suis un amoureux du ballon rond ; tout ceci ne m'empêche pourtant pas de militer dans un club de jeunes reporters oeuvrant pour la cause des enfants, car voyez-vous, les droits des enfants sont, dans ma communauté, le point focal d'une polémique. Un nombre, jusque là indéfini d'enfants sont chaque jour victimes de maltraitances, d'exploitation et d'autres maux pires encore. Beaucoup d'organisations et associations se sont engagés dans la lutte aux côtés du gouvernement. Rien n'y fait, en revanche. Les jours se suivant le phénomène prend un tournant inquiétant. Le vrai problème, moi je crois qu'il ne se trouve nul autre part que dans le fait qu'il y ai toujours nombre d'acteurs impliqués dans l'éradication du phénomène qui ne se rendent toujours pas compte que l'insertion de l'enfant est impérieux si nous avons en vision d'atteindre l'auberge où l'enfant sera enfin vu comme un citoyen jouissant de ses droits.


Pour que ce jour vienne : moisekos@yahoo.fr




# Posted on Tuesday, 24 June 2008 at 10:25 AM

Edited on Thursday, 24 July 2008 at 12:10 PM

Un lendemain meilleur pour tous.

         Un lendemain meilleur pour tous.
Si, à la pâte nous mettions tous la main, le monde prendrait un autre tournant.

# Posted on Tuesday, 24 June 2008 at 10:40 AM

Edited on Wednesday, 23 July 2008 at 8:44 AM

Attention !! Ceci n'est pas qu'une simple anecdote.

                          Attention !! Ceci n’est pas qu’une simple anecdote.
La ferme dormait encore quand le soleil balafra l'azur de ses rayons or. Amah n'avait pas fini de savourer sa réussite au Certificat d'Etude du Premier Degré ; père Kokou qui avait toujours répondu au moindre de se désirs depuis que, d'une nuit de sine die, il l'eut retrouvé, sanglotant à n'en pas finir car abandonné par son indigne famille la suivait d'un ½il joyeux. Il l'adorait, non comme une femme mais telle sa propre fille ; Amah était certes d'une grande beauté, cependant son tuteur ne la voyait pas telle.
Les jours fuyants et les nuits suivants, un malheur vint à frapper à leur porte ; père Kokou avait vécu. Amah du se faire à son triste sort. La nature faisant, elle ne manqua point de courage. Comme bien de jeunes du village, elle prit la résolution de partir pour la grande ville, qui, ironie du sort a pour habitude de brandir sa méchanceté et la sobriété de son hospitalité. Le jour, elle mendiait. La nuit venue elle abandonnait son corps à la jouissance d'hommes avilissant et odieux au prix d'un rond. Il arrivait même qu'elle se fasse avoir par des hommes méprisables, soient-ils, qui après une longue nuit d'ébats interminable la plaquaient sans une once de bon. Quand cela arrivait, elle pleurait, effondrée dans un profond mentisme.
Un jour pourtant l'étoile du matin se joignit à son malheur, des hommes différents de ceux qui jusque là lui avaient fait passer de malheureuses éternités volèrent à son secours. Amah fermait une page de sa vie ; elle quittait un univers miséreux où l'espoir n'est pas moins rare qu'une perle faite d'un amalgame de la clarté soyeuse de la lune et de la dorure du soleil.
Chaque seconde, un nombre inconcevable d'enfants tombent sous le joug de l'injustice. Peut-être, tout irait il mieux si vous y mettiez du votre.

Pour rejoindre l'escadron :moisekos@yahoo.fr
Moïse DADZIE BP :90 Tél. : (00228)9296472

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# Posted on Wednesday, 23 July 2008 at 8:16 AM

Un extrait de mon oeuvre: Kolino, l'appel de la forêt.

La nuit était tombée sur le village. Quelque part, au loin, l'on pouvait encore ouïr des coups de pilons bastonnant le creux des mortiers. Dans les arbres, les oiseaux entonnaient un de ces cantiques aussi tristes que l'ombre d'une nuit sans étoiles. Sur les sentiers désertés, la broussaille flottait au gré du vent de mars. Seuls, une bande de mômes couraient encore dans la horde noire de la nuit naissante. Assis à cheval sur un tabouret, j'observais, indolent la lune qui décrivait dans le ciel un cercle orange. Le sommeil commençant à tourmenter mon esprit, je m'en allai me coucher. Mon père ne s'était pas encore endormi prétextant un manque de sommeil. Il était resté à même le sol et ses yeux fixaient la charpente de la case si ruinée que d'une pluie battante on ne s'en souviendrait presque plus. Il fit mine de ne m'avoir point remarqué, peut-être de honte que j'aie vu son visage mouillé par de chaudes larmes. Resté immobile, je lui demandai s'il n'avait pas faim.
« Non fils, me répondit-il. Tu sais, continua-t- il faim charnel n'est rien comparé à la soif de l'esprit. Vois-tu, je préfère de loin rester affamé que de passer pour un imbécile. Les hommes de la terre ont appris à vivre en oubliant qu'ils ont à leurs trousses un ennemi qui tôt ou tard, s'empare de leurs âmes. Je n'ai plus beaucoup de temps à passer sur notre terre ancestrale -à ces paroles une perle de larme me sillonna la joue ; peu m'importe le moment où à jamais mon âme à jamais s'en ira de ce monde, porté vers la savane de nos aïeux. En revanche, je suis certain que l'étoile du matin n'illuminera plus ma face de mon vivant »
Il m'étreignit longuement et m'administra une douce claque, une de celles qu'il me donnait pour me calmer. Dans mon mentisme il ne me fut pourtant pas impossible d'articuler quelques mots.
« Ne t'en vas pas, lui dis-je d'un ton étouffé. Je ne supporterai pas d'une ton absence que mon âme se ternira par l'ombre du désespoir. » Il me fixa et me dit le visage perdu dans ses souvenirs : -L'homme ne décide de rien ; nous ne sommes que les marionnettes de la mère nature, qui, comme au cirque des *Yovos* tient les rênes. Sur cette terre, vain est l'effort de quiconque perd son temps dans la recherche du bien matériel car, le cadavre du mendiant le plus pauvre n'est pas moins que le sien.
Il plongea son regard dans le mien et me caressa l'épaule de ses grandes mains usées par de rudes travaux des champs. Je sentis alors une certaine force pénétrer en moi sans toutefois pouvoir me l'expliquer. Père s'esclaffa un moment et revint à lui, l'instant d'après. Il se leva et prenant une statuette au cou cerclé de blanc, il le posa devant moi. Il se saisit d'une bouteille de Sodabi, pleine, en bu une bonne gorgée et cracha sur la statuette :
- Ceci est l'image de nos ancêtres, qui aujourd'hui vivent dans l'au de là. Poses-y l'index de ta main droite et répète après moi.
Il me fit dire une innombrable file d'incantations, dont d'ailleurs je ne puis concevoir l'utilité. Il entra en transe. La prunelle de ses yeux rougissant à mesure que le temps s'égrenait. Son c½ur ruisselait de sueur comme il en était de coutume après une séance de longue méditation dans sa case d'homme – antichambre que possède chaque homme après son initiation ; on y trouve l'idole du dieux protecteur de l'initié ; on y entre que sous permission de l'initié et aucune femme, vivant ses beaux jours n'y a accès sous peine de faire, nue sept fois le tour du village avec à sa suite devins et sorciers. De peur, il me vint à l'esprit de crier ; je ne pu cependant le faire car ma voix ne portait pas plus loin que mes oreilles. Père parla ensuite :
- Te voilà, fils, disciple du dieu de la faune et de la flore ; seigneur incontesté de la réussite. Bannis tout lien avec mamiwata, la déesse des eaux. Epargne les tiens de la mendicité. Ton honneur ne germera que si tu n'es pas de ces hommes qui oppriment les faibles et accaparent ce que ces derniers ont bâti par le feu de leur courage et de leur ténacité. Dorénavant, la forêt sera ta maison, le dos du serpent ton lit et la tête de la panthère ton tabouret. Garde toi de mettre fin à l'existence de quelque serpent dont la teinte de la peau est d'un rouge aussi vif que le poivre d'Inde. Minuit ne devra point te découvrir dans le lit d'une femme vivant sa période de règles. Et quand viendra le vingt huitième jour de la troisième lune de l'an, tu immolera tout animal qui se meut à l'heure où les êtres sont égaux à leur ombre et tu fera douze v½ux à minuit. Lesquels désirs seront exaucés, si de ce jour jusqu'à la nouvelle lune, femme ne voit ta couchette.
Père me porta au cou un collier au bout duquel pendait trois de lionne d'Afrique, des excréments solidifiés de langouste et vingt huit écailles de pangolins mâles puis par-dessus tout, il me tendit une outre cerclé d'une écharpe blanche contenant un liquide noire : « uses-en pour dérouter tes ennemis de leurs mauvaises intentions »
De : Kolino, l'appel de la forêt. Moïse DADZIE
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# Posted on Monday, 28 July 2008 at 5:39 AM

Les jeunes journalistes aux journees europeennes de developpement

             Les jeunes journalistes aux journees europeennes de developpement

Le palais des congres de Strasbourg a ete le site des journees europeennes de developpement qui, pour sa troisieme edition s'est tenu du 15 au 17 novembre 2008. A ce forum on note la participation de Plan International pour qui l'enfant est le centre de toutes les actions; aussi les jeunes journalistes ne se sont ils pas fait conter l'évènement.
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# Posted on Monday, 17 November 2008 at 4:34 AM